Extrait de Sur la Route, de Jack Kerouac

Extrait de Sur la Route, de Jack Kerouac
" Pendant un instant que j'avais toujours convoité, qui était le franchissement total du temps mesurable jusqu'au règne des ombres intemporelles, le ravissement dans le désert de notre condition mortelle, l'impression que la mort me chassait devant elle à coups de pied, elle même talonnée par un spectre, si bien que je ne trouvais mon salut que sur une planche où les anges, pour y voler, plongeaient dans l'abîme sacré du néant d'avant la création, et là, des rayons d'une force merveilleuse resplendissaient de l'éclat de l'Esprit Absolu, des champs de lotus innombrables s'ordonnaient sous le magique essaim des papillons célestes. Je pouvais entendre le grondement d'une effervescence indescriptible qui ne venait point de mon oreille mais de l'infini et qui n'avait aucun rapport avec des sons. Je compris que j'étais mort et revenu à la vie un nombre indéterminé de fois mais je ne pouvais précisément pas m'en souvenir pour cette raisons essentielles que les transitions de la vie à la mort et le retour à la vie représentent spirituellement si peu de chose, une opération magique négligeable, comme s'endormir et de s'éveiller à nouveau un million de fois, qu'on les subit dans l'indifférence totale et la plus profonde ignorance. Je compris que c'était uniquement à cause de la stabilité de l'Esprit essentiel que se produisaient ces fluctuations de naissances et de morts, ainsi le vent ride une nappe d'eau pure et paisible comme un miroir. J'éprouvais une béatitude douce, vacillante, comme si j'avais eu une bonne dose d'héroïne dans la veine; comme après une rasade de vin en fin d'après-midi, et soudain vous frissonnez; j'avais des fourmillements dans les pieds. Je me dis que j'allais mourir dans un instant. Mais je ne mourus pas, et je fis quatre milles à pied, ramassant dix beaux mégots que je ramenai à la chambre de Marylou et grâce auxquels je bourrai ma vielle pipe que j'allumai. J'étais trop jeune pour comprendre ce qui s'était passé. "

# Gepost op zondag 17 juni 2007, 16u57

inside

inside

Au fond de chacun se trouve un univers endormi, trop oublié, parfois même absolument ignoré; et pourtant, il est toujours là, someillant au fond de nous.
Univ
ers, ou plutôt, notre "moi" réel, notre véritable identité à l'état pur, voilée, bafouée par l'au dehors, les conventions et les principes de ce système.
Plus
on s'aliène, et plus elle se terre au fond de nous, d'autant plus lointaine et impénétrable.
Certain
s en ont peur, peur de l'assumer, peur de la laisser éclater aux yeux des autres, peur de la laisser prendre le dessus sur nous me. Peur, parce qu'elle ne pond pas aux exigences de l'extérieur.
El
le est notre côté bestial, animal et primitif, notre essence, et se joue des règles. Intérieur puissant et voltant, rebel et incontrôlable, les hommes préfèrent le refouler, refusant la partie de leur être la plus authentique...
Re
fuser ce que l'on est au nom des exigences morales de notre société? Repousser ces pulsions naturelles immorales qui nous effraient?
Je veux reconquérir ce "moi" lointain, je veux me défaire de toutes ces barres, toutes ces limites que l'on m'a imposées, épurer mon esprit et laisser envahir mon être par cette substance primitive. Elle est mon vrai "Moi", ma puissance insoupçonnée, que beaucoup ne parviennent à ressentir.
Je
veux apprendre à dompter ce monstre qui sommeille en moi, cette partie obscure de mon âme que je sais avoir traversé les âges.
Au coeur le
plus profond de ce pouvoir inconnu, je sais se cacher des beautés insoupçonnées et imprononçables, la vérité unique et authentique.
Si j
e parviens à laisser ce moi m'envahir, si je parviens à être pleinement ce qui dort au fond de moi, alors je serais un être extrêmement puissant et serein, en paix avec moi même, en parfaite communion avec la Terre dont nous sommes tous issus, et je comprendrais, je comprendrais enfin le pourquoi des hommes.
N
'oubliez jamais que l'unique vérité se trouve en chacun de nous, et que dans nos coeurs à tous se trouve dissimulée la clef de notre aboutissement parfait. Pendant trop longtemps l'homme s'est comporté minablement, alors qu'il avait en lui la possibili d'être cet homme pur et vrai comme nous étions aux origines destinés à être.

# Gepost op zondag 17 juni 2007, 17u06

Gewijzigd op maandag 18 juni 2007, 03u38

Eternité

Eternité







Femme de la nuit
Femme de toujours
Qui traverse la Vie et les Âges
Je danse dans un tourbillon de feu
Sur vos corps meurtris
Insouciante et intouchable
Dans ma robe de mépris
Insurpassable splendeur
Musique énivrante
Qui ensorcelle mon corps
Entraîne-moi dans ta ronde infinie
Et que je meurs d'extase
Et revive encore
Pour savourer à jamais
les beautés insoupçonnées de ce monde
Extrême jouissance
Effrayante joie
Qui explose dans mes trippes
et emplit mes yeux de sanglots

# Gepost op zondag 17 juni 2007, 17u11

Transe

Transe
Les tambours, les tambours résonnent dans ma tête, battent dans mes veines, réguliers, ininterrompus;ils roulent dans mon être et se perdent dans les tréfonds de mon âme, enflamant mes sens, entraînant mes membres dans une danse irrésistible. Tout autour de moi, chaos insaisissible d'images, de sons et de couleurs lointains; tourne, tourne, tourne et s'effondre en une abstraction parfaite. Et la pillule se dissipe dans mes veines, la drogue s'écoule dans ma sève, doux courant chaud dans mon corps alors qu'une pluis fine et fraîche caresse ma peau nue. Les chants indiens se mêlent alors aux rythmes de tambours répétés et incessants, voix graves et saccadées aussi énivrantes que les battements puissants des percussions. Les couleurs deviennent peu à peu plus vives, les contours étranges et les sons profonds semblent tous jaillir des entrailles de la Terre ou du plus profond de mon âme. Mes sens sont décuplés, et je danse, et je tourne, et je tremble, puis unis ma voix aux esprits indiens, tantôt aigüe, tantôt grave, d'une puissanve auparavant insoupçonnée. Et pendant que je chante, mes bras s'élèvent vers les cieux, accompagnant ma voix.
En ho
mmage à l'étoile brûlante, en hommage à la Terre-Mère...
Pacha
Mama!
"Soleil! Soleil! N'est-ce pas merveilleux de se sentir piégé!?"
Transe, tr
anse psychédélique, je passe de l'autre côté...au-delà des Portes de la perception
Nous sommes les descendants d'ancêtres magnifiques

# Gepost op maandag 18 juni 2007, 06u02

De l'autre côté de l'Illusion...

De l'autre côté de l'Illusion...

Et
les spectres jaillissent du ant, formes abstraites, incaptables, couleurs mortes et éteintes, légers souffles froids - mais on les sent, on les sent frôler notre âme, ces âmes immortelles-
Qu'advenez-vous? Ne renaissez-vous pas pour mourir encore?
Ils se taisent, ils nous caressent, ne cessant jamais de jaillir de la roche sombre - l'Autre-Monde se vide et épouse le notre; et vivants commes morts, vivons ensemble-
I
ls galopent, tournent autour de moi; et mes vêtements disparaissent, arrachés; mon corps se singre,
A présent, je suis comme eux
Dansons encore, dansons, êtres damnés!
Nous sommes la musique de ce monde! Eternnelle!
Dansons encore, dansons!
Esprits du monde, immortels, jouïssons de cette infinie énivrance! Allonspouiller les vivants et cueillons les!
N
ous sommes l'Extase!
Ce
à quoi vous n'êtes jamais parvenus, pauvres mortels!

# Gepost op maandag 18 juni 2007, 06u41

Gewijzigd op donderdag 05 juli 2007, 07u11